Retour à l’accueil

Le 15/03/2009

Sedlacek, 11e et dernier du Vendée Globe 2008-2009

Clap de fin sur le Vendée Globe aujourd’hui dimanche 15 mars à 18h 33 avec l’arrivée de Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch). A 46 ans, l’autrichien s’octroie la 11ème et dernière place de cette sixième édition qui comptait trente concurrents au départ. Norbert aura mis 126 jours 5 heures 31 minutes et 56 secondes pour boucler son parcours long de 27 707 milles, soit 9,15 nœuds de moyenne sur l’eau.

Contraint à l’abandon il y a quatre ans, l’ancien fonctionnaire des transports urbains autrichiens a réussi cette fois à aller au bout de son rêve. Le public vendéen ne s’y est pas trompé et a accueilli l’autrichien merveilleusement. Soleil, grand bleu et petits airs ont favorisé la sortie dominicale sur la grande bleue, si bien qu’il n’y jamais eu autant de monde sur l’eau, même pour le roi Desjoyeaux. Cette arrivée de toute beauté restera sans aucun doute à jamais ancrée dans la mémoire de Norbert.

Le 15/03/2009

Raphaël Dinelli, 10e du Vendée Globe 2008

Raphaël Dinelli a eu droit hier à une arrivée splendide, sous un ciel bleu et un grand soleil venus saluer sa belle performance. Le skipper de Fondation Ocean Vital obtient en effet son meilleur résultat en quatre participations. En 125j 02h et 32’, Raphaël s’octroie la dixième place sur le plus vieux bateau de cette sixième édition.  Il aura couvert 28 140 milles, sa vitesse moyenne réelle sur l’eau étant de 9,37 nœuds.

Raphaël Dinelli : « J’ai un peu le mal de terre. Là, je suis sur la 6ème planète.  Merci d’être aussi nombreux, c’est super. Sur le plan sportif, le bateau est à sa place, d’autant que j’ai fait ce tour du monde avec un ris dans la grand-voile. A chaque fois que j’ai essayé de m’arrêter pour trouver un endroit où réparer ma drisse, cela n’a finalement pas été possible. J’ai aussi déchiré mes genakers. Je les avais achetés d’occasion avant de partir. Comme je poussais fort le bateau, ils n’ont pas tenu. J’ai eu beaucoup plus de casse qu’il y a quatre ans, mais Fondation Ocean Vital reste un bon bateau malgré son âge. »
 
Objectif écologique
Raphaël Dinelli était aussi reparti sur ce Vendée Globe pour tester les panneaux solaires et l’éolienne qu’il a mis au point au sein de la Fondation Ocean Vital qui a donné le nom à son bateau et où il officie en tant que directeur des recherches. « La recherche, c’est jamais gagné d’avance. Je suis parti avec des panneaux solaires ultralégers, épais de seulement six dixième. Tous les jours, matin et soir, je notais les tensions, l’ampérage. Il y a eu des problèmes et je reviens avec 30% de mon parc solaire encore en état de marche. L’éolienne, elle, a tenu le choc malgré toutes les tempêtes subies. Je n’étais pas sûre du tout qu’elle résiste au départ, mais elle fonctionne toujours et a tenu parfaitement son rôle. Avant le cap Horn, dans l’anticyclone, cela a été très chaud car il y avait une importante couverture nuageuse qui ne laissait rien passer. Mes batteries sont descendues à moins de 50%. Là, j’étais le roi de la basse consommation, l’écologie passe aussi par là, savoir supprimer quand il le faut l’inutile. Mais là, je reviens avec des batteries à nouveau à 100%. Au sein de la Fondation, on va continuer à travailler pour que l’on fabrique en France des systèmes qui durent dans le temps, qui ne soient pas trop cher pour qu’ils soient accessibles à tous. C’est notre objectif !"

Le 10/03/2009

Rich Wilson, 9e au classement du Vendée Globe

Rich Wilson a coupé aujourd'hui mardi 10 mars à 13h43, la ligne d'arrivée du Vendée Globe 2008-2009. A bord de son Great American III construit en 1999, l'américain vient de s'octroyer la 9ème place du Vendée Globe. Son temps de parcours est de 121 jours, 00 heures, 41 minutes et 19 secondes et sa vitesse moyenne de 8,55 nœuds.

Le ciel était gris, la mer  forte, le vent d'ouest soufflait encore à plus de 25 nœuds, ce qui n'empêcha pas le doyen de cette édition de faire une entrée triomphante dans Port Olona. Beaucoup de bateaux étaient venus à sa rencontre, avec sur l'un d'eux l'anglaise Samantha Davies (4ème). Pour cet Américain de 58 ans, haut diplômé de Harvard et résidant à Rockport dans le Massachusetts, ce Vendée Globe est l'aboutissement d'une carrière de navigateur amateur démarrée en 1980 avec une victoire dans la course Newport - Les Bermudes. Il vient de boucler avec panache son premier tour du monde en solitaire. Il aura donc mis 36 jours et 21 heures de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux, arrivé le dimanche 1er février.
Les deux prochains et derniers concurrents, Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), devraient en finir ce week-end.

Le 07/03/2009

Dernier week-end en mer pour Wilson

Rich Wilson (Great American III) va passer son dernier week-end en mer, ce sera aussi la dernière semaine pour Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) qui, malgré la douleur engendrée par une côte cassée est parvenu à réparer et installer sa bôme.

C'est aussi le dernier piège météo pour Norbert Sedlacek avec le contournement de l’anticyclone des Açores. Ce samedi, les trois derniers concurrents du Vendée Globe progressent tous dans des conditions favorables et affichent tous des vitesses de l’ordre de 8 à 10 nœuds…

Deux fois la route, trois fois la peine ! Great American III navigue-t-il au près, et multiplie-t-il les bords à tirer vers la ligne d’arrivée distante de 727 milles ? Non, bien au contraire : le doyen de la course progresse plein vent arrière, ce qui l’oblige néanmoins à empanner et à rallonger son chemin. Il en convient volontiers : "Ces empannages rajoutent 50% de milles en plus à ma route. Hier, je progressais sous solent et deux ris, atteignant une vitesse moyenne de 11 nœuds. J'ai dormi un peu à la table à cartes et je fais attention de bien manger et de boire."

Vaille que vaille et cap à l’Est, le doyen de la course poursuit sa course. Prochain sur la liste des retours au port, le skipper de Great American III est attendu entre lundi et mardi pour faire une entrée en fanfare, à la hauteur de ce challenge d’envergure qu’il s’apprête à relever, dans le chenal des Sables d’Olonne.

Côté terre, c’est Jean-Pierre Dick qui a fait l’événement avec le retour de son Paprec-Virbac II à sa base de Lorient et l’annonce officielle de sa participation au Vendée Globe 2012 à la barre d’un tout nouveau monocoque.